ENSEMBLE PASTORAL DE
BLOIS RIVE-GAUCHE

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Eglise Universelle

Béatification du Frère Christophe Lebreton

Celui qui pratique la charité au nom de l’Eglise ne cherchera jamais à imposer aux autres la foi de l’Eglise. Il sait que l’amour, dans sa pureté et sa gravité, est le meilleur témoignage du Dieu auquel nous croyons et qui nous pousse à aimer.
Benoît XVI

Après son assassinat en 1996 avec six autres moines cisterciens de l'abbaye Notre Dame de l'Atlas à Tibhirine, le frère Christophe Lebreton (1950-1996) qui a effectué le petit séminaire à Blois, sera béatifié à Oran le 8 décembre 2018 en la solennité de l'Immaculée Conception.

S’ils sont restés au milieu de la violence de la guerre civile qui ravageait l’Algérie et notamment la zone de Médéa et de Chréa où était situé le monastère Notre Dame de l’Atlas, c’est bien pour continuer à servir et à prier hic et nunc.
Prier, car la prière est consubstantielle à la vie monastique. Elle rythme la journée et la nuit avec les 7 heures monastiques. Servir, car la charité est, comme le souligne St Paul, la première des vertus. « ubi caritas, deus ibi est » répétait souvent le Père Christian de Chergé dans ses réflexions sur le fait de rester. Servir au dispensaire, servir dans le travail de la terre avec leurs associés algériens, servir dans l’accueil et l’écoute.

GAUDETE ET EXSULTATE "REJOUISSEZ-VOUS, SOYEZ DANS L'ALLEGRESSE" Exhortation apostolique du Pape François du 9 avril 2018

Dans cette troisième exhortation de son pontificat, le pape François entend adresser un appel universel à la sainteté, une vertu qui n'est pas réservée aux âmes d'élite : "N’aie pas peur de la sainteté, elle ne t’enlèvera pas tes forces, ni la vie, ni la joie (...) n’aie pas peur de viser plus haut, ni de te laisser guider par l’Esprit Saint."

Il ne s'agit pas d'inventer un mode d'agir plus ou moins extrémiste, mais de se laisser guider par la sainteté du Christ exprimée dans les Béatitudes (Mt 5, 1 à 12). "Être pauvre de cœur, réagir avec une humble douceur, savoir pleurer avec les autres, rechercher la justice avec faim et soif, regarder et agir avec miséricorde, garder le cœur pur de tout ce qui souille l’amour, semer la paix autour de nous, accepter le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes" : "c’est cela la sainteté !" s’exclame le Pape.

Pour comprendre le style de vie auquel le Christ nous invite, et pour répondre à la culture actuelle, le Pape préconise cinq "expressions spirituelles" en vue de progresser vers la sainteté :

1- "L’endurance, la patience et la douceur", face à "l’anxiété nerveuse et violente qui nous disperse",

2- "La joie et le sens de l’humour" face à "la négativité et la tristesse",

3- "L’audace et la ferveur" face à "l’acédie commode et consumériste",

4- La sanctification "en communauté" face à "l’individualisme"

5- La sanctification "en prière constante", face "aux nombreuses formes de spiritualité sans rencontre avec Dieu qui règnent dans le marché religieux actuel."

Le pontife conclue : "Demandons à l’Esprit Saint d’infuser en nous un intense désir d’être saint pour la plus grande gloire de Dieu et aidons-nous les uns les autres dans cet effort. Ainsi, nous partagerons un bonheur que le monde ne pourra nous enlever."

Les évêques de France parlent de la fin de vie

Les évêques ont rédigé un communiqué face au danger que représente en France la légalisation de l'assistance au suicide ou de l'euthanasie. Appelant à un sursaut de conscience face à ces choix idéologiques devant la mort, la conférence des évêques, réunie à Lourdes, rappelle que la vraie urgence réside dans le développement des centres de soins palliatifs (en application de la loi du 9 juin 1999) encore trop peu nombreux dans notre pays : les possibilités de soulagement de la souffrance sous toutes ses formes ne sont pas assez connues. Cette solution seule permet, par le soin apporté à l'autre, la mise en oeuvre d'une fraternité devant la mort.

Face à l'offensive médiatique et de certains groupes de pressions qui veulent imposer leur point de vue, les évêques de France affirment leur opposition éthique et interrogent la cohérence de l'Etat : "Comment l'Etat pourrait-il sans se contredire, faire la promotion - même encadrée - de l'aide au suicide ou de l'euthanasie tout en développant des plans de lutte contre le suicide ?" Ils rappellent par ailleurs le principe civilisateur essentiel : "Tu ne tueras pas." Plus largement, ce message de la Conférence se veut à nouveau une mise en garde contre l'individualisme, érigé en système dans les sociétés occidentales qui se prétendent "modernes". "Si certains font le choix du suicide, la société a avant tout le devoir de prévenir ce geste traumatisant" et non de le favoriser.

La canonisation du pape Paul VI

Mercredi 7 mars 2018 la Congrégation pour la cause des saints a publié un décret pontifical reconnaissant un miracle attribué à l'intercession du pape Paul VI qui avait été béatifié en octobre 2014 place Saint-Pierre à l'occasion de la clôture du Synode pour la Famille, institution créée par ce pape.

Elu en 1963 et décédé en 1978, Giovanni Battista Montini fut le pontife qui mena à son terme le concile oecuménique Vatican II après la mort de Jean XXIII, et il fut le premier à sortir du Vatican afin de prendre l’avion pour des voyages apostoliques lointains. Auteur de plusieurs encycliques, notamment Populorum Progressio, sur le développement des peuples, et Humanae Vitae sur le respect de la vie dès sa conception, ses enseignements sont d’une grande richesse.

Le 17 février, lors d’une rencontre avec le clergé de Rome, le pape François avait révélé que cette canonisation aurait lieu courant 2018. Deux papes, Jean XXIII et Jean-Paul II, sont "déjà des saints, Paul VI le sera cette année, la béatification de Jean-Paul I est en cours, quant à Benoît XVI et moi-même, on est sur liste d’attente", a plaisanté le pape François.

XVe Synode des Evèques à Rome : Les jeunes, la foi et le discernement des vocations

Tel est le thème du prochain synode ordinaire des évêques qui se tiendra à Rome au début de l'année 2019. Le document préparatoire donne la perspective : La vocation à l’amour revêt pour chacun une forme concrète dans la vie quotidienne à travers une série de choix, qui allient état de vie (mariage, ministère ordonné, vie consacrée, etc.), profession, modalité d’engagement social et politique, style de vie, gestion du temps et de l’argent, etc. Assumés ou subis, conscients ou inconscients, il s’agit de choix auxquels personne ne peut échapper. L’objectif du discernement des vocations consiste à découvrir comment les transformer, à la lumière de la foi, en autant de pas vers la plénitude de la joie à laquelle nous sommes tous appelés.

 

Des choix qui ne sont pas facilités par la sociologie contemporaine : Rapidité des processus de changement, modification du modèle familial, incertitude et vulnérabilité, sentiments d'insécurité, culture "scientiste" qui ouvre plus de questions qu'elle n'apporte de réponses, importance des technologies particulièrement dans le domaine de la communication, multiculturalisme et multiconfessionalisme, etc... C’est en vertu du don de la vie que nous savons que venir au monde signifie rencontrer la promesse d’une vie bonne et qu’être écouté et protégé constitue l’expérience originelle qui inscrit en chacun la confiance de ne pas être abandonné au manque de sens et aux ténèbres de la mort, ainsi que l’espérance de pouvoir exprimer son originalité dans un parcours vers une vie en plénitude. C'est pour cela que le synode propose une réflexion en vue d’un accompagnement des jeunes à partir de la foi, de l’écoute de la Tradition de l’Église, en ayant pour objectif de les soutenir dans leur discernement vocationnel pour assumer les choix fondamentaux de la vie, à partir de la conscience du caractère irréversible de certains d’entre eux.

 

Comme le rappelle le pape François : La vocation est un appel d’en haut et le discernement en ce sens consiste surtout à s’ouvrir à l’Autre qui appelle. Il faut alors le silence de la prière pour écouter la voix de Dieu qui résonne dans la conscience. Il frappe à la porte de nos cœurs, comme il l’a fait avec Marie, désireux de nouer amitié avec nous à travers la prière, de nous parler à travers les Écritures Saintes, de nous offrir sa miséricorde dans le sacrement de la Réconciliation, d’être un avec nous dans la Communion eucharistique.

La Conférence des évêques de France et la bioéthique

A l'occasion des Etats généraux de la bioéthique commencés en France depuis le 18 janvier 2018 en vue de la révision annoncée de la loi de 2011, l’Église catholique entend prendre sa place et répondre, elle aussi, à la question de fond que ces États généraux nous posent : quel monde voulons-nous pour demain ?

 

C’est le respect de l’être humain dans sa dignité et sa vulnérabilité qui est en jeu ; c’est aussi notre société qui est concernée dans son respect de la vocation séculaire de la médecine. Dans les diocèses, les paroisses, les aumôneries, les mouvements, les associations, les familles, il s’agit de sensibiliser chacun par l’explication et la formation, afin que la raison et la foi chrétienne portent ensemble une juste vision de l’humanité. L’Église catholique saura prendre la parole en contribuant à la sérénité et à l’enrichissement du dialogue, heureusement voulu par le Gouvernement.  Comment se taire alors que la loi dessinera en partie la société de demain ?

Le pape François dénonce les violences commises au nom des religions

Près de 50 leaders religieux participant à la conférence "Lutter contre la violence au nom de la religion" à Rome, ont été reçus par le Pape, vendredi 2 février 2018. Le Souverain pontife a engagé toutes les autorités, politiques, civiles et religieuses, à se prémunir contre "toutes les formes perverses de religiosité erronée".

 

"Toute violence promue et menée au nom d’une religion ne peut que discréditer la religion elle-même". L’appel du Pape est clair, et l’impératif de paix, indispensable. La violence est la négation de toute expression religieuse authentique, a expliqué le Saint-Père, insistant sur les nécessaires condamnations de ces violences par les personnes "authentiquement religieuses". En effet, toute personne religieuse sait que parmi les plus grands blasphèmes, figurent "l’invocation de Dieu pour justifier ses propres péchés et crimes, pour justifier le meurtre, le meurtre de masse, l'esclavage, l'exploitation, l'oppression et la persécution", a-t-il poursuivi, ajoutant que personne ne pouvait prétendre utiliser le nom de Dieu pour perpétrer le mal. Dans un tel contexte, l’engagement des autorités politiques, des chefs religieux, des enseignants et des acteurs de l'éducation, de la formation et de la communication est crucial. "Il faut mettre en garde tous ceux qui sont tentés par des formes perverses de religiosité erronée" a recommandé le Saint-Père, soucieux d’engager une réflexion et un dialogue sur un sujet d'une portée si dramatique.

Monseigneur Philippe Christory nouvel évêque de Chartres

Le père Christory né en 1958, membre de la Communauté de l'Emmanuel, et jusqu'ici curé de la Sainte Trinité à Paris, a été nommé par le Pape François évêque de Chartres en remplacement de Monseigneur Michel Pansard devenu depuis le 1er août 2017 évêque d'Evry-Corbeil-Essonne.

Un nouvel archevêque pour Paris

Le samedi 6 janvier 2018 en la solennité de l'Epiphanie du Seigneur, Monseigneur Michel Aupetit, 66 ans, a été installé 141ème archevêque de Paris. Il avait été nommé par le pape François le 7 décembre 2017. Ordonné prêtre en 1995, il était évêque de Nanterre depuis 2014.

Dans son homélie, le successeur du cardinal Vingt-Trois a rappelé avec force : "Ne regardez pas le nouvel archevêque, contemplez le Christ !"

Monseigneur Aupetit est lui-même un contemplatif et a déclaré à Paris-Match : "La prière nourrit mon existence quotidienne. Si je ne prie pas, je ne pourrai pas, même en rêve, rester archevêque de Paris. Car s'il fallait faire le choix entre la prière et l'archevêché, j'opterais pour la prière."

A la fin de la célébration, l’éditorialiste Gérard Leclerc (France catholique et Radio Notre-Dame) s’est dit "impressionné par le calme profond" de l’archevêque durant cette messe d’installation. "C’est un don de Dieu, ce médecin, particulièrement compétent dans le domaine de la bioéthique, alors que vont s’ouvrir cette année les États généraux de la bioéthique en France" a-t-il ajouté.

L'Eglise Universelle au quotidien

On parle d'Eglise universelle ou "catholique" pour désigner l'ensemble des croyants de toute la terre réunis dans une même communion de foi issue du baptême en Jésus-Christ et le respect à une unique hiérarchie à la tête de laquelle se trouve le Pontife romain.

 

Cette Eglise se réalise dans les Eglises "particulières" que sont les diocèses à la tête desquels se trouvent l'évêque, successeur d'apôtre, qui met son Eglise en communion avec l'Eglise universelle car il est membre du "collège des évêques" du monde entier dont la tête est le pape.

Comment définir l'Eglise Universelle ?

Le terme Eglise vient du mot grec ekklesia qui signifie "appelé hors de" et manifeste l'assemblée des croyants unis par leur obéissance à l'appel de Dieu en Jésus-Christ.

C'est le Christ qui est le fondement inébranlable de l'Eglise universelle : "Ce Jésus il est la pierre que vous aviez rejetée vous les bâtisseurs et il est devenu la pierre d'angle." (Ac 4, 11-12).

 

Cette Eglise universelle, ou "catholique", peut être comprise de deux façons :

  • elle est l'ensemble des croyants de tous les temps : "Par ton sang tu as racheté pour Dieu des hommes de toute race, langue peuple et nations et tu en as fait pour notre Dieu un royaume de prêtres qui règneront sur la terre" (Ap. 4, 9-10)

  • elle est constituée des croyants répartis sur la terre à un moment donné : "Je m'adresse à vous Eglise de Dieu, vous qui avez été sanctifiés dans le Christ Jésus, vous les fidèles qui êtes par appel de Dieu le peuple saint avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ" (1Co 1, 1-2).

 

Cette Eglise universelle constitue un tout comme un corps constitue une unité (Rm 12, 5). C'est le Saint-Esprit qui est le principal agent de cette unité, tous les membres de l'Eglise ayant reçu ce "même Esprit" qui leur donne la "même espérance" (Ep 4, 3-4).

L'Eglise universelle a, selon l'Ecriture, une triple mission :

  • rendre gloire à Dieu (Rm 15, 6),

  • faire connaître Dieu et sa volonté manifestée en Jésus-Christ (Mt 28, 19-20),

  • croître jusqu'à la stature parfaite (Ep 4, 13).

A la fin des temps l'Eglise universelle sera unie au Christ comme une épouse avec son époux : "Vous êtes l'épouse sainte et vierge que j'ai présentée au Christ" (2Co 11, 2).

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